H2JUSTICE · SIGNIFICATION INTERNATIONALE

Signification d’un acte en Turquie

La signification d’un acte en Turquie depuis la France relève de la Convention de La Haye du 15 novembre 1965. La demande est adressée directement au ministère turc de la Justice à Ankara. Pour obtenir une notification pouvant être réalisée malgré un refus du destinataire, l’acte et ses annexes doivent être rédigés en turc ou accompagnés d’une traduction en turc.

Destination
Turquie
Cadre principal
Convention de La Haye du 15 novembre 1965 relative à la signification et la notification à l’étranger des actes judiciaires et extrajudiciaires en matière civile ou commerciale
Entité requise
Ministère de la Justice de la République de Türkiye — Direction générale des relations extérieures et des affaires de l’Union européenne, Ankara
Formulaires
Formulaire F2 / modèle annexé à la Convention ; transmission directe à l’Autorité centrale turque
Destination
Turquie
Régime
Convention de La Haye du 15 novembre 1965 relative à la signification et la notification à l’étranger des actes judiciaires et extrajudiciaires en matière civile ou commerciale
Autorité
Ministère de la Justice de la République de Türkiye — Direction générale des relations extérieures et des affaires de l’Union européenne, Ankara
Traduction
Traduction en turc requise pour une notification contraignante selon l’article 5, alinéa 1 ; sans traduction, seule la remise volontaire de l’article 5, alinéa 2 peut aboutir

Signifier un acte en Turquie sous la Convention de La Haye

La France et la Turquie sont liées par la Convention de La Haye du 15 novembre 1965 pour la notification à l’étranger des actes judiciaires et extrajudiciaires en matière civile ou commerciale.

Dans le circuit principal, le commissaire de justice, ou le greffe lorsqu’il est compétent pour notifier, transmet directement la demande à l’Autorité centrale turque. La remise préalable au parquet français n’est pas requise, sauf situation particulière relevant notamment des immunités.

La demande est accompagnée du formulaire prévu pour la transmission conventionnelle et des documents destinés au destinataire.

Un régime conventionnel précis entre la France et la Turquie

La Convention Notification est en vigueur pour la Turquie depuis le 28 avril 1972. Elle organise un canal institutionnel entre l’autorité expéditrice française et l’Autorité centrale turque.

La Turquie a précisé les conditions de la remise, les exigences linguistiques et les voies auxquelles elle s’oppose. Ces déclarations sont déterminantes pour choisir une méthode de notification juridiquement sûre.

Après traitement de la demande, le résultat est constaté au moyen du certificat prévu par la Convention.

Transmission directe au ministère turc de la Justice

Le circuit conventionnel principal est : commissaire de justice ou greffe compétent → Autorité centrale turque → autorité chargée de la remise → certificat de notification.

L’Autorité centrale est la Direction générale des relations extérieures et des affaires de l’Union européenne du ministère de la Justice, à Ankara.

En Turquie, la remise est organisée par les autorités compétentes conformément au droit interne et aux modalités de l’article 5 de la Convention.

Préparer une assignation destinée à la Turquie

Une assignation doit être préparée avec une adresse suffisamment précise et une date d’audience compatible avec le temps nécessaire à la transmission et à l’exécution en Turquie.

Pour une notification selon l’article 5, alinéa 1, l’acte et ses annexes doivent être en turc ou accompagnés d’une traduction en turc. Cette voie permet une remise selon les formes prévues par le droit turc, y compris lorsque le destinataire n’accepte pas volontairement le document.

La préparation de la traduction doit donc être intégrée au calendrier procédural dès l’origine.

La traduction en turc conditionne la notification contraignante

Lorsque l’exécution est demandée selon l’article 5, alinéa 1, la Turquie exige que les documents et leurs annexes soient rédigés en turc ou accompagnés d’une traduction en turc.

À défaut de traduction, les documents peuvent être présentés dans le cadre de l’article 5, alinéa 2. La remise dépend alors de l’acceptation volontaire du destinataire, qui peut refuser les documents non traduits.

Pour une signification destinée à produire ses effets sans dépendre du consentement du destinataire, la traduction turque constitue donc un élément essentiel du dossier.

Les intervenants dans la notification

En France, le commissaire de justice, ou le greffe lorsqu’il est compétent, établit et transmet la demande conventionnelle.

En Turquie, le ministère de la Justice reçoit la demande en qualité d’Autorité centrale. Les services compétents organisent ensuite la remise selon le droit turc.

Le résultat de l’exécution est finalement constaté dans le certificat retourné à l’autorité requérante.

Le certificat conventionnel établit le résultat de la remise

Après l’exécution, le certificat de l’article 6 indique que l’acte a été notifié et précise notamment la date, le lieu et les modalités de la remise ainsi que la personne à laquelle il a été remis.

Si la notification n’a pas pu être effectuée, le certificat expose les raisons ayant empêché l’exécution.

Cette pièce permet de documenter le résultat de la démarche internationale avant d’en tirer les conséquences procédurales en France.

Un délai d’exécution d’environ trois mois indiqué par la Turquie

Les informations pratiques communiquées par la Turquie dans le cadre de la Convention indiquent que la notification est exécutée dans un délai de trois mois.

Ce délai doit être intégré à la préparation d’une assignation, auquel peut s’ajouter le temps nécessaire à la constitution du dossier et à la traduction.

Une marge procédurale suffisante reste recommandée, notamment lorsque l’adresse nécessite des vérifications ou que la remise rencontre une difficulté.

Une adresse exploitable doit être fournie dès l’envoi

La demande doit permettre aux autorités turques d’identifier et de localiser le destinataire. Une adresse complète et suffisamment précise doit donc être communiquée dès la transmission.

La Convention de La Haye organise la notification internationale mais ne garantit pas, par elle-même, la recherche d’une personne dont l’adresse est inconnue.

Une vérification préalable de l’adresse limite le risque de retour du dossier sans remise.

CHOIX DU CIRCUIT

Quelle voie choisir pour signifier un acte en Turquie ?

Le choix du mode de transmission ne dépend pas seulement du pays de destination. Il doit également tenir compte de la nature de l’acte, de la procédure engagée, des délais à respecter et de la preuve de la remise qui devra éventuellement être produite devant la juridiction.

Pour une signification en Turquie, H2JUSTICE vérifie le circuit applicable et identifie l’entité compétente lorsque son intervention est requise.

Notre objectif : sécuriser la transmission et disposer d’un justificatif exploitable dans la procédure concernée.
D’autres voies de transmission peuvent être prévues par le régime applicable ou par le droit de l’État de destination. Leur disponibilité, leur pertinence et leurs conditions d’utilisation doivent être vérifiées au regard du dossier.
TARIFICATION

Combien coûte la signification d’un acte en Turquie ?

Le tarif indicatif ci-dessous additionne les éléments chiffrés connus du dossier type pour ce pays. Les traductions et autres débours non déterminables à l’avance restent distincts.

Tarif indicatif total
350 € TTC
par destinataire
Tarif donné à titre indicatif pour une signification en Turquie.
Hors débours éventuels de traduction lorsqu’elle est nécessaire et hors autres débours non chiffrés utiles à l’exécution du dossier.
Un devis adapté à votre dossier ?
Adressez-nous l’acte et les pièces utiles par e-mail à contact@h2justice.com afin que nous puissions vérifier la procédure, la nécessité éventuelle d’une traduction et vous établir un devis précis.

Intervention H2JUSTICE

Les frais H2JUSTICE sont de 350 € TTC par destinataire et couvrent les prestations prévues pour la transmission internationale du dossier. Les éventuels frais de traduction et autres débours non chiffrés sont distincts.

Frais de signification en Turquie

Dans le cadre de la Convention de La Haye du 15 novembre 1965, les services rendus par l’État requis ne peuvent, en principe, donner lieu au paiement ou au remboursement de taxes ou de frais. La Convention prévoit toutefois des exceptions, notamment en cas d’intervention d’un officier ministériel ou d’une personne compétente, ou lorsqu’une forme particulière de signification est demandée.

Les particularités essentielles de la Turquie

Traduction en turc pour l’article 5, alinéa 1. Elle permet l’exécution selon les formes du droit turc sans dépendre de l’acceptation volontaire du destinataire.

Remise volontaire possible sans traduction. Dans le cadre de l’article 5, alinéa 2, le destinataire peut toutefois refuser les documents lorsqu’ils ne sont pas traduits.

Pas de notification postale directe. La Turquie s’oppose expressément à l’ensemble des méthodes prévues par l’article 10 de la Convention, y compris la voie postale de l’article 10 a).

Voie diplomatique ou consulaire limitée. La notification directe par des agents diplomatiques ou consulaires n’est admise que pour leurs propres ressortissants.

Pas de frais d’exécution. Les informations pratiques communiquées par la Turquie indiquent qu’aucun frais n’est facturé pour la notification dans le circuit de l’Autorité centrale.

H2JUSTICE

Pourquoi nous confier votre signification en Turquie ?

La signification d’un acte en Turquie ne se résume pas à l’expédition d’un document vers l’étranger. Elle suppose de vérifier le cadre juridique, l’entité compétente, les exigences linguistiques et les délais propres au dossier.

H2JUSTICE centralise ces vérifications, prépare la transmission et assure le suivi de la demande selon le circuit applicable entre la France et la Turquie.

Notre intervention comprend notamment

✓Analyse de l’acte et du dossier
✓Identification de l’entité turque compétente
✓Vérification des exigences linguistiques
✓Préparation des formulaires nécessaires
✓Transmission par le circuit approprié
✓Suivi de la demande
✓Retour des justificatifs et attestations disponibles

Questions fréquentes sur la signification d’un acte en Turquie

La Convention de La Haye de 1965 s’applique-t-elle ?
Oui. Elle est en vigueur pour la Turquie depuis le 28 avril 1972.

Faut-il passer par le parquet français ?
Non dans le circuit conventionnel ordinaire. L’autorité française compétente transmet directement la demande à l’Autorité centrale turque.

Une traduction en turc est-elle obligatoire ?
Elle est requise pour une notification selon l’article 5, alinéa 1. Sans traduction, seule une remise volontaire selon l’article 5, alinéa 2 peut être tentée et le destinataire peut refuser les documents.

Peut-on notifier directement par courrier postal ?
Non. La Turquie s’oppose aux méthodes prévues par l’article 10 de la Convention, y compris la voie postale directe.

La notification entraîne-t-elle des frais officiels turcs ?
Les informations pratiques de l’Autorité centrale indiquent qu’aucun frais n’est facturé pour l’exécution de la demande.

Quel délai est annoncé pour l’exécution ?
Les informations pratiques communiquées par la Turquie indiquent un délai de trois mois pour l’exécution de la notification.

SIGNIFICATION INTERNATIONALE

Vous devez faire signifier un acte dans un autre pays ?

Retrouvez notre dossier général consacré aux différents régimes de transmission et de signification des actes français à l’étranger.

Consulter la signification d’un acte à l’étranger
FRANCE → LA TURQUIE

Vous devez faire signifier un acte en Turquie ?

H2JUSTICE vérifie le régime applicable, l’entité turque compétente, les exigences linguistiques et les formalités nécessaires à la transmission de votre acte.

La nature de l’acte, l’adresse du destinataire et les éventuels délais procéduraux permettent d’effectuer une première analyse de votre dossier.

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Sources juridiques officielles

Les informations présentées sont de nature générale. Les modalités applicables doivent être appréciées en fonction de la nature de l’acte, de la situation du destinataire et des exigences procédurales du dossier concerné.