L’Hypothèque judiciaire pour garantir une crĂ©ance

Bien que muni d’un titre exĂ©cutoire, le crĂ©ancier est parfois confrontĂ© Ă  une insolvabilitĂ© Ă  court terme de son dĂ©biteur. RĂ©elle ou organisĂ©e, passagère ou plus durable, le crĂ©ancier peut avoir l’opportunitĂ© de garantir sa crĂ©ance en inscrivant une hypothèque judiciaire sur le bien immobilier de son dĂ©biteur.

L’hypothèque judiciaire permettra donc de prĂ©munir le crĂ©ancier contre la dĂ©confiture de son dĂ©biteur, ou bien la vente du bien immobilier qui serait alors une occasion manquĂ©e pour solder la crĂ©ance.

L’Huissier de Justice (Commissaire de justice depuis le 1er juillet 2022), est l’acteur des procĂ©dures d’exĂ©cution forcĂ©e. Il sera l’interlocuteur privilĂ©giĂ© du crĂ©ancier afin de cerner la solvabilitĂ© du dĂ©biteur, estimer l’opportunitĂ© de prendre une hypothèque judiciaire sur l’appartement ou la maison du dĂ©biteur, et le cas Ă©chĂ©ant procĂ©der Ă  l’inscription de l’hypothèque auprès du Service de la PublicitĂ© Foncière (SPF).



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L’hypothèque judiciaire : de quoi s’agit il ?

L’article 2385 du Code civil dĂ©finit l’hypothèque de la façon suivante :

L’hypothèque est l’affectation d’un immeuble en garantie d’une obligation sans dĂ©possession de celui qui la constitue.

Concrètement, il s’agit donc, sans dĂ©possĂ©der le propriĂ©taire de l’immeuble, de l’empĂŞcher de s’en sĂ©parer (vente, donation), et au contraire de l’affecter au paiement d’une crĂ©ance. L’hypothèque est lĂ©gale, judiciaire ou conventionnelle.

L’hypothèque inscrite sur un bien immobilier l’affectera dans sa globalitĂ©. Elle permettra de garantir la crĂ©ance en principal, mais aussi ses accessoires et les intĂ©rĂŞts.

L’hypothèque judiciaire, qui est constituĂ©e Ă  titre conservatoire, est rĂ©gie par le code des procĂ©dures civiles d’exĂ©cution : il s’agit des articles L531-1 et suivants, et R.531-1 et suivants : “Sur prĂ©sentation de l’autorisation du juge ou du titre en vertu duquel la loi permet qu’une mesure conservatoire soit pratiquĂ©e, une sĂ»retĂ© peut ĂŞtre prise sur un immeuble, un fonds de commerce, des parts sociales ou des valeurs mobilières appartenant au dĂ©biteur.”

Le dĂ©biteur peut il s’opposer Ă  l’hypothèque ?

Huit jours au plus tard après le dĂ©pĂ´t des bordereaux d’inscription d’hypothèque judiciaire, nous en informerons le dĂ©biteur par acte d’huissier de justice conformĂ©ment Ă  l’article R.532-5 du Code des ProcĂ©dures Civiles d’ExĂ©cution. Cette formalitĂ© doit ĂŞtre faite sous peine de caducitĂ©.

Et ensuite ?

Si les conditions ne sont pas rĂ©unies pour la prise de l’hypothèque, le dĂ©biteur pourra solliciter du juge de l’ExĂ©cution la mainlevĂ©e de l’hypothèque (cf article R.512-1 CPCE). Notez qu’il incombera alors au crĂ©ancier de prouver que les conditions requises sont rĂ©unies.

Cette possibilitĂ© de demander mainlevĂ©e sera limitĂ©e dans le temps lorsque l’hypothèque aura Ă©tĂ© prise sur la base d’un titre dĂ©jĂ  exĂ©cutoire : Lorsque le crĂ©ancier est dĂ©jĂ  titulaire d’un titre exĂ©cutoire, la mainlevĂ©e de la publicitĂ© provisoire peut ĂŞtre demandĂ©e jusqu’Ă  la publicitĂ© dĂ©finitive, laquelle ne peut intervenir moins d’un mois après la signification de l’acte prĂ©vu Ă  l’article R. 532-5.

Ainsi, un mois après avoir procĂ©dĂ© Ă  la notification au dĂ©biteur (article R.533-4 CPCE 2°), nous procĂ©derons Ă  l’inscription dĂ©finitive (article R.533-1 CPCE) : Cette publicitĂ© donne rang Ă  la sĂ»retĂ© Ă  la date de la formalitĂ© initiale.

A dĂ©faut de confirmation dans le dĂ©lai, la publicitĂ© provisoire est caduque et sa radiation peut ĂŞtre demandĂ©e au juge de l’exĂ©cution.

ConformĂ©ment Ă  l’article 2429 du Code Civil, l’hypothèque sera valable 10 ans, et pourra ĂŞtre renouvelĂ©e.

Comment procéder pour inscrire une hypothèque ?

Notre Etude de Commissaires de Justice intervient pour inscrire votre hypothèque sur le bien de votre débiteur dans les cas suivants :

Hypothèque lĂ©gale pour garantir les charges de copropriĂ©tĂ© : l’inscription est nĂ©cessaire pour garantir le Syndicat des CopropriĂ©taires des charges dues au titre des exercices N-3 et antĂ©rieurs ; en effet, la dispense d’inscription ne couvre que  l’annĂ©e courante et  les deux dernières annĂ©es Ă©chues (cf Recouvrer les Charges de CopropriĂ©tĂ©).

Nous nous chargerons alors de la rĂ©daction du bordereau d’inscription, et de son dĂ©pĂ´t auprès du Service de PublicitĂ© Foncière.

Hypothèque judiciaire conservatoire avant mĂŞme l’obtention d’un titre exĂ©cutoire, ou bien une fois le titre exĂ©cutoire obtenu : les articles L.511-1 et suivants du Code des ProcĂ©dures Civiles d’ExĂ©cution encadrent en effet les mesures conservatoires, dont notamment l’hypothèque.

Toute personne dont la crĂ©ance paraĂ®t fondĂ©e en son principe peut solliciter du juge l’autorisation de pratiquer une mesure conservatoire sur les biens de son dĂ©biteur, sans commandement prĂ©alable, si elle justifie de circonstances susceptibles d’en menacer le recouvrement. Une autorisation prĂ©alable du juge n’est pas nĂ©cessaire lorsque le crĂ©ancier se prĂ©vaut d’un titre exĂ©cutoire ou d’une dĂ©cision de justice qui n’a pas encore force exĂ©cutoire. Il en est de mĂŞme en cas de dĂ©faut de paiement d’une lettre de change acceptĂ©e, d’un billet Ă  ordre, d’un chèque ou d’un loyer restĂ© impayĂ© dès lors qu’il rĂ©sulte d’un contrat Ă©crit de louage d’immeubles.

Dans le cadre d’une hypothèque judiciaire, nous nous chargerons en l’absence de titre exĂ©cutoire de la rĂ©daction de la requĂŞte prĂ©alable nĂ©cessaire (attention, au-delĂ  de 10.000 €, il est nĂ©cessaire de faire appel Ă  un Avocat, ce qui entrainera des frais supplĂ©mentaires). Si vous ĂŞtes dĂ©jĂ  porteur d’un titre exĂ©cutoire, nous pourrons alors agir directement conformĂ©ment Ă  l’article R.532-1 du Code des ProcĂ©dures Civiles d’ExĂ©cution : “L’inscription provisoire d’hypothèque est opĂ©rĂ©e par le dĂ©pĂ´t au service de la publicitĂ© foncière de deux bordereaux dans les conditions prĂ©vues par l’article 2428 du code civil. Elle contient, en outre, l’indication du capital de la crĂ©ance et de ses accessoires.”

Nous procĂ©derons Ă  toutes les rĂ©quisitions prĂ©alables indispensables afin de pouvoir certifier l’identitĂ© du dĂ©biteur poursuivi et identifier prĂ©cisĂ©ment le bien pour permettre la rĂ©daction du bordereau d’inscription de l’hypothèque dans les formes requises. En effet, un formalisme spĂ©cifique doit ĂŞtre respectĂ© pour Ă©viter tout rejet, voire refus de la formalitĂ© par le Service de PublicitĂ© Foncière (SPF).

Article 55 du DĂ©cret n°55-1350 du 14 octobre 1955 pour l’application du dĂ©cret n° 55-22 du 4 janvier 1955 portant rĂ©forme de la publicitĂ© foncière :

1. Le bordereau destinĂ© Ă  ĂŞtre conservĂ© dans les registres du service de la publicitĂ© foncière, pour opĂ©rer l’inscription d’une hypothèque, est seul obligatoirement rĂ©digĂ© sur une formule spĂ©ciale fournie par l’Administration ou sur un formulaire reproduit selon des normes fixĂ©es par instruction publiĂ©e au Bulletin officiel des impĂ´ts.

2. Les bordereaux commencent obligatoirement par la rĂ©quisition suivante, portĂ©e en lettres majuscules d’imprimerie et prĂ©cisant la nature de la sĂ»retĂ© : ” INSCRIPTION D’HYPOTHEQUE… AYANT EFFET JUSQU’AU… EST REQUISE… “.

Ils indiquent, en outre, dans un cadre spĂ©cialement mĂ©nagĂ©, si le principal de l’obligation garantie doit ou non ĂŞtre acquittĂ© Ă  une ou plusieurs dates dĂ©terminĂ©s postĂ©rieures Ă  celle de la formalitĂ©. IndĂ©pendamment de ces rĂ©quisitions et indication, de la mention de certification de l’identitĂ© des parties, exigĂ©e par les articles 5 et 6 du dĂ©cret du 4 janvier 1955, du certificat de conformitĂ© et des prĂ©cisions qui seraient imposĂ©es par des dispositions lĂ©gislatives ou rĂ©glementaires particulières, les bordereaux ne peuvent contenir, sous peine de rejet de la formalitĂ©, que :

1° La dĂ©signation du crĂ©ancier, du dĂ©biteur ou du propriĂ©taire, si le dĂ©biteur n’est pas le propriĂ©taire de l’immeuble grevĂ©, conformĂ©ment au premier alinĂ©a de l’article 5 et aux premier Ă  cinquième alinĂ©as de l’article 6 du dĂ©cret du 4 janvier 1955 ;

2° L’Ă©lection de domicile, par le crĂ©ancier, dans un lieu quelconque situĂ© en France mĂ©tropolitaine, dans les dĂ©partements d’outre-mer ou dans la collectivitĂ© territoriale de Saint-Pierre-et-Miquelon ;

3° L’indication de la date et de la nature du titre gĂ©nĂ©rateur de la sĂ»retĂ© ou de la crĂ©ance ainsi que la cause de l’obligation garantie par l’hypothèque et, le cas Ă©chĂ©ant, la mention expresse du caractère rechargeable de l’hypothèque et de la somme en capital pour laquelle l’hypothèque pourra ĂŞtre affectĂ©e Ă  la garantie d’autres crĂ©ances ainsi que celle de la clause prĂ©voyant que le crĂ©ancier hypothĂ©caire impayĂ© deviendra propriĂ©taire de l’immeuble hypothĂ©quĂ©. S’il s’agit d’un titre notariĂ©, les nom et rĂ©sidence du rĂ©dacteur sont prĂ©cisĂ©s. Pour les inscriptions requises en application des dispositions des 1° Ă  3° de l’article 2393 du code civil et du 5° de l’article 2402 du mĂŞme code, les bordereaux Ă©noncent la cause et la nature de la crĂ©ance ;

4° L’indication du capital de la crĂ©ance, de ses accessoires et de la date prĂ©vue pour son exigibilitĂ©. En toute hypothèse, le requĂ©rant doit Ă©valuer les rentes, prestations et droits indĂ©terminĂ©s, Ă©ventuels ou conditionnels, sans prĂ©judice de l’application des articles 2444 du code civil au profit du dĂ©biteur ; si les droits sont Ă©ventuels ou conditionnels, il doit indiquer sommairement l’Ă©vĂ©nement ou la condition dont dĂ©pend l’existence de la crĂ©ance. Dans le cas oĂą la crĂ©ance est assortie d’une clause de réévaluation, l’inscription doit mentionner le montant originaire de la crĂ©ance ainsi que la clause de réévaluation. Lorsque le montant de la crĂ©ance n’est pas libellĂ© en euros, l’indication immĂ©diate de sa contre-valeur en euros est dĂ©terminĂ©e selon le dernier cours de change connu Ă  la date du titre gĂ©nĂ©rateur de la sĂ»retĂ© ou de la crĂ©ance ;

5° La dĂ©signation, conformĂ©ment aux premier et troisième alinĂ©as de l’article 7 du dĂ©cret du 4 janvier 1955, de chacun des immeubles sur lesquels l’inscription est requise ;

6° L’indication de la date, du volume et du numĂ©ro sous lequel a Ă©tĂ© publiĂ© le titre de propriĂ©tĂ© du dĂ©biteur ou du propriĂ©taire si le dĂ©biteur n’est pas le propriĂ©taire des immeubles grevĂ©s, lorsque ce titre est postĂ©rieur au 1er janvier 1956 ;

7° La certification que les montants figurant sur le bordereau, celui du capital de la crĂ©ance garantie et, le cas Ă©chĂ©ant, celui du capital pour lequel l’hypothèque peut ĂŞtre affectĂ©e en garantie d’autres crĂ©ances ne sont pas supĂ©rieurs Ă  ceux figurant dans le titre gĂ©nĂ©rateur de la sĂ»retĂ© ou de la crĂ©ance.

Combien coûte une hypothèque judiciaire ?

La prise d’une hypothèque judiciaire engendre le paiement de taxes au TrĂ©sor Public qui ne sont pas nĂ©gligeables.

L’intĂ©rĂŞt de l’inscription d’une hypothèque devra donc ĂŞtre mesurĂ© au regard des enjeux, notamment de la solvabilitĂ© du dĂ©biteur et des inscriptions grevant d’ores et dĂ©jĂ  le bien immobilier lui appartenant.

Le Code GĂ©nĂ©ral des ImpĂ´ts prĂ©voit diverses taxes exprimĂ©es en pourcentage de la crĂ©ance et qui sont payables dès le dĂ©pĂ´t du bordereau d’inscription provisoire : taxe de publicitĂ© foncière, contribution de sĂ©curitĂ© immobilière, taxe d’assiette et de recouvrement. Au stade de la publicitĂ© dĂ©finitive, des taxes seront de nouveau exigibles, toutefois d’un montant rĂ©siduel.

S’agissant de nos frais et honoraires, ils comprendront:

  • les rĂ©quisitions prĂ©alables,
  • l’Ă©tude du dossier et de la faisabilitĂ© de la mesure,
  • la rĂ©daction du bordereau d’inscription et son dĂ©pĂ´t au Service de PublicitĂ© Foncière,
  • la signification au dĂ©biteur dans les 8 jours,
  • puis les formalitĂ©s de conversion en hypothèque dĂ©finitive.

Pour rappel, si vous ne disposez pas dĂ©jĂ  d’un titre exĂ©cutoire, une autorisation du juge de l’exĂ©cution sera nĂ©cessaire. Nous devrons donc rĂ©diger et dĂ©poser une requĂŞte dont le coĂ»t s’ajoutera), et si la crĂ©ance dĂ©passe 10.000 €, nous devrons faire appel Ă  un Avocat, dont les honoraires s’ajouteront Ă©galement.

Calculez les frais d’hypothèque judiciaire

Notre Etude de Commissaires de Justice intervient pour les inscriptions d’hypothèques judiciaire sur toute la France.

Vous pouvez simuler le coĂ»t total de l’inscription d’une hypothèque judiciaire en vertu d’un titre exĂ©cutoire en indiquant simplement le montant total de la crĂ©ance Ă  garantir.

HYPOTHEQUE JUDICIAIRE

Vous devez indiquer exactement le montant qui sera à garantir. Toute erreur à la baisse ou à la hausse influe sur le montant des taxes dues au moment de l'inscription de l'hypothèque. La créance est composée du principal, des accessoires, des intérêts, et des frais de procédure antérieurs.

Étape 1 sur 2

  • Veuillez saisir un nombre entre 1000 et 9000000.

Tout d’abord au moment de l’inscription de l’hypothèque, le dĂ©biteur poursuivi peut demander la mainlevĂ©e auprès du Juge de l’ExĂ©cution du Tribunal Judiciaire de son domicile.

La mainlevĂ©e de l’hypothèque pourra ĂŞtre demandĂ©e jusqu’Ă  l’inscription dĂ©finitive lorsque cette hypothèque a Ă©tĂ© prise sur le fondement d’un titre dĂ©jĂ  exĂ©cutoire.

Cette inscription dĂ©finitive intervient au minimum un mois après l’acte de signification informant le dĂ©biteur de l’inscription provisoire, et au maximum 3 mois après ce mĂŞme acte.

L’hypothèque inscrite de façon judiciaire aura une durĂ©e limitĂ©e dans le temps :

  • si l’hypothèque est prise en vertu d’une autorisation prĂ©alable du juge, elle aura effet pendant maximum 3 ans, le temps au crĂ©ancier d’obtenir un titre exĂ©cutoire et de convertir ensuite en hypothèque dĂ©finitive ;
  • si l’hypothèque est prise d’emblĂ©e en vertu d’un titre exĂ©cutoire, elle devra ĂŞtre convertie en hypothèque dĂ©finitive dans un dĂ©lai assez court (maximum 3 mois et 8 jours);

L’hypothèque devenue dĂ©finitive est inscrite au maximum pour 10 ans, le crĂ©ancier pouvant toutefois indiquer une durĂ©e plus courte, mais cela n’est pas son ontĂ©rĂŞt.

Une fois que toutes les formalitĂ©s d’inscription dĂ©finitive ont Ă©tĂ© accomplies auprès du Service de PublicitĂ© Foncière, l’hypothèque judiciaire prend rang Ă  la date de la formalitĂ© provisoire.

L’article L.512-2 du Code des ProcĂ©dures Civiles d’ExĂ©cution prĂ©voit :

Les frais occasionnés par une mesure conservatoire sont à la charge du débiteur, sauf décision contraire du juge.
Lorsque la mainlevée a été ordonnée par le juge, le créancier peut être condamné à réparer le préjudice causé par la mesure conservatoire.

Par consĂ©quent, les frais rĂ©glementĂ©s et taxes sont supportĂ©s par le dĂ©biteur, sauf si la mesure Ă©tait jugĂ©e abusive et qu’une mainlevĂ©e Ă©tait ordonnĂ©e par le Juge.

Les honoraires de conseils et recherches quant à eux, restent supportés par le créancier.

L’hypothèque judiciaire est prise pour une durĂ©e dĂ©terminĂ©e.

Si le dĂ©biteur s’acquitte de sa dette avant cette date, il appartient au crĂ©ancier de donner mainlevĂ©e de l’hypothèque, le maintien pourrait ĂŞtre considĂ©rĂ© comme une mesure abusive.

La mainlevĂ©e n’est donc pas automatique; seul le crĂ©ancier pourra donner mainlevĂ©e, ou le juge s’il n’y procède pas spontanĂ©ment.